PARACHUTISME : LE PLEIN DE SENSATIONS A VERDON

 

 

Georges Minnegheer, vice champion du monde de parachutisme de 1987, transmet son savoir et sa passion

depuis une dizaine d’années. En 1996, il a fondé le centre école de Soulac-sur-mer, en Gironde, et depuis il

apprend les bases de la chute libre aux mordus de sensations fortes. C’est avec lui que les adolescents de la

colonie Igesa de Verdon découvrent les joies de la chute libre.

Deux fois par an, en juillet et en août, 30 jeunes se retrouvent dans un ancien fort au bord de l’estuaire de la

Gironde, entre océan et forêts. Les conditions requises pour sauter : avoir entre 15 et 17 ans, présenter

impérativement une autorisation parentale et un certificat médical de pratique de parachutisme délivré par un

 

 

Le moniteur et son équipe consacrent la première journée du séjour à la formation théorique. « Nous présentons

le matériel, abordons la sortie d’avion, la conduite sous voile et développons l’aspect sécurité », détaille le

directeur du centre école. « Nous faisons ensuite un contrôle de connaissances et revenons sur les points que les

élèves n’ont pas bien saisis ». « Une journée longue et rébarbative pour eux, mais indispensable pour une telle

activité », ajoute le directeur de la colonie, Raphaël Buisset.

 

 

Pendant ce séjour, les élèves peuvent décrocher la PAC (progression accompagnée de chute libre) qui leur

permet de sauter de manière autonome. « Il s’agit d’un niveau de chute libre valable dans tous les centres

agréés FFP », indique Georges Minnegheer. « L’apprentissage est progressif : deux moniteurs accompagnent

l’élève lors du premier saut et un seul pour les cinq suivants. Les 7e et 8e sauts se font en solo ».

Ceux qui détiennent déjà la PAC ont droit à plus de sauts : 18 pendant le séjour.
 
« Quand nous doutons de l’autonomie de l’élève, nous lui proposons un saut en tandem », explique le champion,

qui insiste sur « la minimisation des risques. Idem en cas de stress ou de blocage, ça arrive de temps en temps ». 

 

 

Cet été, tous les colons ont sauté malgré le stress du débutant. « La première fois, on stresse en montant dans

l’avion et pendant le trajet », témoigne Loury, 15 ans. « Quand on ouvre la porte, c’est le vide total. Puis tu

sautes et c’est génial ! Vraiment impressionnant ! ».

Les mordus de sensations fortes sautent de 4000 mètres d’altitude. Ils dominent la pointe de Grave, la plage,

la Gironde… et atterrissent dans le champ devant le hangar de départ. « La chute libre dure 50 secondes,

on ouvre le parachute et on descend pendant 5 à 6 minutes », précise Loury. A terre, « Georges nous guide

à la radio pour l’atterrissage ».

A la fin des vacances, les adolescents repartent avec un DVD de leurs sauts. Loury lui a trouvé sa vocation :

« J’espère devenir commando parachute ». 

 

 

 

 

 

 

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